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Argentine – Secteurs porteurs

Agriculture et services à l’agriculture

L’agriculture reste le principal pilier de l’économie argentine (soja, maïs, blé, viande) et comporte de nombreuses niches à forte valeur ajoutée telles que les noix, cacahuètes, pistache, fruits, horticulture, vins, et aquaculture. Les opportunités pour les entreprises européennes se trouvent dans : technologies d’irrigation et dessalement, équipements et intrants climato-résilients, services de digital farming (capteurs, plateformes d’analytique), logistique du froid et transformation agroalimentaire.

Industrie automobile

L’industrie automobile argentine connait historiquement des hauts et des bas. Les constructeurs (installés dans le Mercosur) restent présents pour desservir le marché régional ; il existe des opportunités pour les équipementiers européens, notamment dans la fourniture de composants pour véhicules plus efficients, la chaîne d’électrification (charging infrastructure / composants pour VE) et l’optimisation des lignes de production.

Tourisme

Le tourisme international a largement rebondi et cela crée des opportunités pour : développement hôtelier durable, services de niche (eco-tourisme, aventure, wellness), et modernisation des infrastructures (aéroports, routes, transport intérieur). Les entreprises européennes actives dans l’hôtellerie, les trains touristiques, la gestion d’expérience client et l’éco-construction peuvent tirer profit d’un marché qui valorise la qualité et l’offre haut de gamme.

Mines — lithium et minerais stratégiques

L’Argentine fait partie du « Lithium Triangle » (avec Bolivie et Chili) et a accéléré le développement de projets de lithium à Salta, Jujuy et Catamarca. La production a fortement augmenté ces dernières années et le pays figure aujourd’hui parmi les fournisseurs mondiaux majeurs ; des projections publiques et privées anticipent une montée en capacité vers la fin de la décennie. Opportunités : technologie de captage et traitement du lithium (brines & hard rock), équipements pour la chaîne de valeur (précision chimique, évaporation contrôlée, traitement des saumures), solutions pour la gestion de l’eau et l’acceptabilité sociale (consulting ESG, partenariats locaux).

Point spécifique — médecine nucléaire / protonthérapie : plusieurs projets d’équipements avancés (cyclotrons, centres de protonthérapie) ont progressé récemment, renforçant l’intérêt pour les technologies de haute spécialité et le partenariat technique-scientifique. Les entreprises wallonnes spécialisées en radiothérapie, cyclotrons, radio-pharmaceutiques et formation clinique trouvent des portes d’entrée dans ce segment.

L’Argentine conserve des centres de recherche publics et des instituts (CONICET, INTI) actifs en R-D. Les collaborations universitaires-entreprises et les co-développements (biotech, agri-tech, santé) restent une voie stratégique pour entrer sur le marché, bénéficier d’expertises locales et partager risques/retombées.

Technologies de l’information (TIC) et services numériques

Spatial et satellites

L’Argentine garde un programme spatial (CONAE) et des initiatives satellitaires (observations, télécommunications) ; le pays reste un acteur régional pertinent pour petits satellites et services de données (agriculture de précision, surveillance environnementale).

Télécommunications et smart cities

La qualité et le prix des télécoms ont progressé mais restent inégaux : la compétition entre opérateurs pousse vers le déploiement 4G/5G et fibre. Les opportunités : équipements d’infrastructure (FTTH, réseaux ruraux), solutions pour smart cities (gestion énergétique, mobilité), sécurité réseau et services pour streaming/plateformes.

Agenda de l’Union Européenne

Voir https://www.eeas.europa.eu/delegations/argentina_en pour suivre les différents projets lancés par l’UE en Argentine. La plupart date de février 2024.

Pour plus d’informations sur la propriété intellectuelle en Argentine, voir ici

Nouvelles règles pour les importations

Le SEDI (SistemaEstadístico de Importaciones) a été officiellement abrogé en février 2025, dans le cadre d’une démarche durable de libéralisation du commerce extérieur. Cela signifie que les marchandises ne sont plus soumises à un système d’approbation préalable par AFIP/Ministère.

Aujourd’hui, les importations se déroulent essentiellement ainsi :

  • Déclaration en douane avec toutes les pièces usuelles (facture, connaissement, certificat d’origine si nécessaire, etc.).
  • Contrôles techniques ou sanitaires : certains produits (aliments, dispositifs médicaux, etc.) peuvent nécessiter des autorisations spécifiques de ANMAT, SENASA, etc., mais cela se fait au moment de la déclaration en douane, sans une étape préalable d’« approbation » bureaucratique.
  • Accès au marché des changes : les restrictions ayant existé en 2023–2024 (liées à l’accès aux devises pour régler les importations) ont été réduites par des réformes monétaires et réglementaires, ce qui facilite le paiement à l’étranger.
  • Conseils aux entreprises