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Chili – Secteurs porteurs

Le Chili reste le premier producteur mondial de cuivre, un métal essentiel pour la transition énergétique mondiale, et le deuxième producteur de molybdène.

Le lithium chilien se trouve principalement dans les déserts de sel (salars) du nord du pays. On estime que le Chili possède 51% des réserves mondiales de lithium dans des saumures. Il est également estimé que la demande mondiale de lithium quadruplera d’ici 2030, ceci en particulier en raison de la demande croissante de lithium pour la production de batteries électriques. Le Chili possède deux entreprises publiques ayant des activités minières : CODELCO (Corporation Nationale du Cuivre), plus grand producteur de cuivre au monde, et Enami (Entreprise Nationale Minière). C’est également une agence gouvernementale, la CORFO (qui dépend du ministère de l’Économie, en charge de la promotion des investissements et de l’entreprenariat) qui est propriétaire du Salar d’Atacama, seul salar dont le lithium est extrait pour le moment.

Le Chili entretient un lien avec l’exploration spatiale depuis 1959, lorsque la NASA y a installé une des premières stations de contrôle des satellites dans la ville d’Antofagasta. Quelques années plus tard, l’agence a installé une seconde station à Peldehue (au centre du pays), qui a fini par devenir le Centre d’études spatiales de l’Université du Chili, le CEE. Des années 1960 à la première décennie de l’an 2000, le Centre d’études spatiales a soutenu plus d’une centaine de missions habitées et non habitées. Depuis les années 1990, le Chili s’est engagé à développer ses propres capacités spatiales et le pays travaille aujourd’hui à la constitution d’une constellation nationale de satellites, destinés notamment à l’observation de la Terre, à la gestion des ressources naturelles et à des applications de connectivité.

Les opportunités sont importantes pour 2 segments :

  • les produits fortement transformés et/ou à forte valeur ajoutée, comme les produits gourmets
  • les équipements et technologies pour l’industrie agro-alimentaire .

Le Chili s’est engagé à atteindre les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies, notamment en luttant contre la dégradation des sols par le biais de l’adoption progressive de l’agriculture régénératrice. A cette fin, la FIA (Fundación para la Innovación Agraria) soutient des initiatives pour l’agriculture régénératrice. Celles-ci incluent des projets écologiques, agricoles biologiques, de conservation de la biodiversité, de gestion durable des ressources naturelles, ainsi que de recyclage et de gestion des déchets.

L’Hydrogène vert

Les technologies numériques

En Amérique Latine, le Chili est l’un des pays qui possèdent les infrastructures en TI les plus développées et les meilleurs taux de pénétration de ces technologies au sein de sa population. Des géants multinationaux tels que Microsoft, Google, Huawei, AWS et Oracle ont sélectionné le Chili pour leurs data centers ou Cloud régionaux. La connectivité et le potentiel d’exportation de services technologiques sont des incitations clés, renforcées par les avantages fiscaux.

L’intelligence artificielle

Le Chili entend se positionner comme leader dans le domaine de l’intelligence artificielle en Amérique latine, grâce à une politique nationale ambitieuse, des investissements conséquents et une coopération internationale dynamique.

En 2025, la loi sur la protection des données personnelles et sur la régulation des systèmes de l’intelligence artificielle, inspirée de la règlementation européenne, a été adoptée. Cette loi, inspirée par la loi sur le RGPD européen, entrera en pleinement vigueur en décembre 2026. Elle prévoit également la création d’une Agence nationale de protection des données, chargée de l’application de ces législations.

Le Chili est par ailleurs membre du réseau européen Eureka. Cela permet aux entreprises de postuler à des fonds publics pour le développement de projets ou clusters de R&D avec des entreprises et centres de recherche du Chili.

La santé digitale

L’aquaculture

Cependant cette industrie fait aujourd’hui face à d’importants défis environnementaux et sanitaires en vue d’assurer son développement durable (réduction d’antibiotiques, pratiques plus modernes et plus durables). De ce fait, le Chili se caractérise par différents types de climats.

L’aquaculture se concentre quasi exclusivement (99%) dans les régions de Los Lagos, Aysen et Magallanes. La mytiliculture, quant à elle, se concentre à 100% dans la Région des Lacs (80% sur l’île de Chiloe).

Parmi les opportunités d’affaires qu’induit cette évolution, tant au niveau commercial que R&D :

  • Solutions pour diminuer/remplacer l’usage d’antibiotiques afin de préserver la biodiversité et la biosécurité
  • Amélioration de l’alimentation pour les poissons
  • Solutions innovantes et éco-responsable en vue de réduire l’empreinte carbone et réguler l’usage des ressources énergétiques et aquatiques
  • Recours à l’IA pour les processus de production aquacole (alimentation, identification des espèces de plancton, identification des maladies, …)
  • Recours à la robotique (processus de production, opérations sous-marines, utilisation de satellites pour l’observation des océans et les prévisions météorologiques
  • Fourniture d’équipements technologiques
  • Solutions en vue d’améliorer la durabilité dans le domaine de l’aquaculture

Opportunités d’affaires

Celles-ci se situent notamment dans les services à valeur ajoutée pour la téléphonie, la télévision numérique, l’audiovisuel, les systèmes bancaires et les cartes prépayées, les SIG (système d’information géographique, notamment pour la mine et les transports), la sécurité informatique, les nouvelles technologies telles que la RFID, etc. Des besoins particuliers existent aussi liés au développement des infrastructures et de la fibre optique, au renforcement des réseaux mobiles 3G et 4G, au renouvellement des antennes, des terminaux 5G, VAS, OTT, des solutions de Middleware, Cloud et de la sécurité informatique.Les cartes bancaires numériques présentent une opportunité commerciale majeure au Chili. Les consommateurs privilégient de plus en plus les paiements numériques via leur téléphone portable et les cartes de débit, crédit et prépayées.

Agenda de l’Union Européenne

Le Chili est un partenaire stratégique de l’UE en Amérique du Sud et le premier pays de la région avec lequel l’UE a signé un accord d’association. En décembre 2023, le Chili et l’Union européenne ont signé un accord-cadre avancé (AFA) qui modernise l’accord d’association, en vigueur depuis 2003.

A noter:

  • Un protocole d’accord particulier sur l’établissement d’un partenariat entre l’UE et le Chili existe pour les matières critiques.
  • Le Centre régional Copernicus pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CopLAC-CHILE) qui fournira des services de stockage, de traitement et de distribution des données Copernicus dans la région.
  • Le Chili participe également à d’autres initiatives pertinentes de l’Alliance numérique, notamment des projets régionaux sur la cybersécurité et l’intelligence artificielle.

L’Union européenne et le Chili collaborent enfin à la conception et à la mise en œuvre de politiques publiques dans des domaines tels que le changement climatique, la cohésion sociale, la sécurité et la lutte contre le crime organisé.

Pour plus d’informations, voir la section “Programmes régionaux et mondiaux” de https://www.eeas.europa.eu/chile/eu-projects-chile_en?s=192

Réglementation en matière de produits alimentaires

Depuis 2016, en accord avec la loi portant sur la réglementation en matière d’étiquetage de produits alimentaires (ReglamentoSanitario de los Alimentos), les emballages et les étiquettes des produits alimentaires destinés à la consommation de l’homme (les aliments destinés aux animaux ne sont donc pas concernés), doivent indiquer les ingrédients que ces produits contiennent, de même que tous leurs additifs ainsi que leurs informations nutritionnelles.

Les fabricants, les producteurs, les distributeurs et les importateurs de produits alimentaires doivent veiller à ce que ces informations apparaissent sur les emballages selon un format réglementé.

En savoir +

Conseils aux entreprises

Comment aborder le marché chilien ?

Rencontres et salutations

Comme en Europe, les salutations se font par une poignée de mains franche accompagnée du bonjour correspondant au moment de la journée « buenos días » (matin), « buenas tardes » (l’après-midi) ou « buenas noches » (en soirée). Lorsqu’il s’agit de grands groupes, il est conseillé de serrer la main à toutes les personnes présentes. Comme beaucoup de Sud-américains, les Chiliens utilisent leurs noms paternel et maternel. Le nom du père est cité en premier et est celui utilisé dans les conversations. Les premiers contacts sont empreints de formalisme. Utilisez les noms précédés des titres si vous les connaissez ou simplement le mot « Señor » (Monsieur) ou « Señora » (Madame). Le prénom s’utilise entre amis proches. Attendez donc une invitation pour vous adresser de manière informelle.

Sujets de conversation

De bons sujets de conversation peuvent être la famille, le sport, la cuisine, les vins et les endroits à visiter que vos interlocuteurs vous recommanderont. De nombreux Chiliens s’intéressent beaucoup aux voyages internationaux, n’hésitez pas à mentionner d’autres pays que vous auriez visités. Les sujets à éviter seraient la religion, la politique locale, les violations des droits de la personne et les événements historiques ayant impliqué les forces armées.

Les gestes

Au Chili, les gens laissent peu d’espace entre eux lors de l’interaction. Ne soyez pas surpris si la personne à qui vous parlez met sa main sur votre épaule lorsqu’il parle avec vous. Essayez de ne pas prendre du recul ou bien sembler mal à l’aise.   Les Chiliens peuvent être plutôt distants ou même méfiants au début d’une relation. Le contact visuel est donc important au Chili, celui-ci traduit la confiance, la sincérité et l’intérêt.

Le divertissement

Le divertissement dans les affaires a généralement lieu dans des hôtels ou des restaurants. Si vous invitez, vous devez payer la facture, par contre si vous êtes l’invité, il peut être poli de proposer de payer, bien que vous ne soyez pas autorisé à le faire.  Si vous êtes invité au domicile d’une personne au Chili, il est recommandé d’envoyer des fleurs ou des chocolats à l’hôtesse à l’avance. Si vous souhaitez transmettre votre remerciement après le repas, le faire par téléphone plutôt que par écrit.

Rencontres d’affaires et de négociations

Les rendez-vous peuvent être pris quelques semaines avant l’arrivée au Chili et il est plus prudent de toujours confirmer les rendez-vous avant de s’y rendre. Janvier et Février sont les vacances d’été alors essayez de les éviter.L’espagnol ou à défaut l’anglais seront utilisés, cependant il est possible de trouver localement des interprètes.

Les premières rencontres d’affaires doivent privilégier les aspects relationnels dans le but de créer un climat relationnel et de confiance, crucial pour les Chiliens. Il faut prendre le temps d’établir au préalable de bons rapports avec le client pour, ensuite, doucement orienter la conversation vers le but de votre visite. À cet égard, une première visite au Chili devrait toujours être utilisée pour créer des liens et montrer qui vous êtes. Une connaissance de base du Chili est également souhaitable.

L’honneur joue un rôle vital dans la société chilienne. Ne jamais critiquer les gens en public ou causer un embarras. Restez fidèle à votre parole, car sinon vous serez considéré comme peu fiable.

Les Chiliens négocient de manière sérieuse et ont un franc-parler. Soyez franc, mais ne soyez pas arrogant. Les tactiques de pression ne fonctionnent jamais lors de la vente. Soyez toujours prêt à faire des compromis, cela montre la valeur de la relation plus que les aspects financiers de l’entente.

Il est fréquent que quelqu’un soit interrompu quand il parle. Les discussions peuvent être animées voire émotionnelles. Elles sont plus directes quand la confiance est établie.

Les réunions peuvent être longues et la patience est fondamentale. Le temps n’est pas une priorité au Chili. Il faut accepter que les réunions ne progressent pas de manière linéaire et structurée et que plusieurs questions soient traitées en même temps. Elles durent le temps nécessaire.

Pratiques d’affaires

Lors des réunions d’affaires, les cartes de visite sont échangées immédiatement au premier entretien avec tous les participants. Il est souhaitable de pouvoir disposer de cartes dont une face comporte les données en espagnol. Il y a lieu de présenter des cartes propres et nettes pour éviter une impression négative.La culture à l’intérieur de l’entreprise est plutôt polychronique, c’est-à-dire que plusieurs tâches sont menées simultanément. Veillez à établir les échéances avec votre interlocuteur.

Dans les grandes entreprises, souvent plusieurs personnes participent aux réunions alors que dans les PME, seul le directeur général y participe. Le client fixe généralement l’objet de l’entrevue. Les réunions sont, au départ, formelles puis une certaine convivialité peut s’installer lors de son déroulement.

On remet souvent lors des réunions de la documentation et des échantillons, de préférence en espagnol.

Un cadeau de la part de l’entreprise est le bienvenu. En revanche, évitez les objets en étain. Cette matière est perçue comme un indicateur d’un statut social modeste en Amérique latine.

Lors des entretiens, la ponctualité est respectée mais un délai de grâce de 15 minutes est souvent observé.

En Amérique du Sud, WhatsApp est un outil de communication très largement utilisé. Il n’est pas rare que les échanges professionnels se fassent plus facilement via WhatsApp que par courriel. Si ce mode de communication peut sembler informel, il constitue en réalité un canal incontournable dans le monde des affaires, y compris pour des contacts de haut niveau. Cela n’empêche évidemment pas, à l’issue d’un échange fructueux sur WhatsApp, de formaliser et de confirmer par écrit les éléments convenus par e-mail.

La pratique des négociations

Les affaires se pratiquent selon les mentalités et les démarches occidentales. Mais il est important pour le négociateur de combiner les qualités latines et de parler espagnol.

De plus, il est important de pouvoir identifier correctement lorsqu’il s’agit d’un non déguisé. Il s’agit d’une réponse indirecte ou ambiguë, qui peut nécessiter une lecture entre les lignes pour comprendre le rejet. Il est essentiel de les reconnaitre pour éviter des malentendus et maintenir la transparence dans le processus de négociation. Cela permet aux parties impliquées de clarifier les points de désaccord et de trouver des solutions alternatives ou de chercher un terrain d’entente mutuellement acceptable.

La prise de décisions

La hiérarchie est importante au niveau de la prise de décision et l’organigramme est plutôt vertical. Les décisions ne sont pas prises au cours des réunions. Il est donc important de fournir toute l’information et la documentation nécessaires au cours des réunions. De plus, il n’est pas rare de rencontrer plusieurs interlocuteurs d’une même entreprise pour négocier un même contrat. Il est important d’établir un relevé des décisions car les réunions peuvent être longues, sans que les conclusions apparaissent clairement. Faire pression est peu indiqué. Il est préférable de faire état de ses priorités, termes et conditions.

L’importance du contrat

La parole n’engage pas. En effet, tant qu’il n’y a pas eu de signature, toute modification est possible. Les contrats deviennent de plus en plus détaillés et précis comme ceux des États-Unis. Ils sont souvent rédigés en espagnol et en anglais. De plus, il existe également des pratiques qui visent à faire vérifier les contrats devant le notaire.