Colombie – Secteurs porteurs
- Mines, hydrocarbures et énergie (énergie ; charbon, exploitation minière et autres métaux ; émeraudes ; hydrocarbures ; générateurs d’électricité)
- Sidérurgie (fer ; acier ; quincaillerie)
- Pâte à papier, papier, carton
- Climatisation et réfrigération industrielle
- Pharmaceutique
- Pétrochimie (plastique)
- Textile et confection
- Machines et technologie industrielle
- Foire internationale de Bogota.
Ce document peut être obtenu sur simple demande soit auprès du service Amériques de l’AWEX : (s.vanbocquestal@awex.be) ou (bogota@awex-wallonia.com)
En Colombie, la production d’énergie provient pour deux tiers environ de l’hydroélectricité, en raison de l’abondance de l’eau dans la plupart des régions du pays, et en second lieu, des combustibles fossiles (dont les réserves diminuent).Durant ces dernières années, le gouvernement a décidé d’investir dans le développement et l’application de technologies de production d’énergies alternatives, afin de faire face à ses besoins énergétiques croissants.Ainsi, la Colombie « booste » les filières des énergies alternatives, à savoir les biocombustibles (bioéthanol et biodiesel), la biomasse, le biogaz, les énergies éolienne et solaire.
Analyse sur l’état actuel du mix énergétique du pays, son évolution et ses projets disponible sur simple demande : bogota@awex-wallonia.com
La Colombie, idéalement située dans une enclave géographique stratégique, à la croisée des chemins entre l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud, cherche de plus en plus à se positionner comme un acteur clé sur la scène internationale dans le domaine de l’hydrogène. En effet, la Colombie est le 2ème pays après le Chili, à disposer du plus grand potentiel de production d’hydrogène vert notamment en raison de ses ressources renouvelables abondantes : soleil, vent et eau, ressources de base pour produire l’hydrogène.
Le Colombien est le 4ème plus grand consommateur de bières en Amérique latine, après les habitants du Brésil, du Mexique et du Chili, avec un goût de plus en plus prononcé pour les bières spéciales et importées. De janvier 2022 à janvier 2024, la Belgique s’est hissée au quatrième rang des pays fournisseurs de bières importées en Colombie. Un classement qui n’est pas étranger à la suppression des droits de douanes à la suite de l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne.
Etude sur ce marché a été réalisée par le bureau de l’AWEX à Bogota disponible sur simple demande : bogota@awex-wallonia.com
L’industrie aérospatiale
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Barrières tarifaires et non tarifaires
En Colombie, les importations sont en principe libres et ne nécessitent aucune formalité particulière (dans 90% des cas). Cependant, s’agissant de certains produits (aliments et boissons, médicaments, cosmétiques, …), l’importateur devra au préalable s’inscrire auprès des registres spécialisés (Registros), obtenir des autorisations particulières (Visto Bueno) et répondant à des normes techniques ou sanitaires bien précises, délivrées par certains Ministères (Agriculture, Mines ou Transports) ou des Administrations spécialisées (ICA, INVIMA, Superintendencia de Industria y Comercio).
En général, les importations en provenance d’Europe sont taxées d’un droit d’entrée de l’ordre de 5 à 20% en fonction des produits, plus un taux de TVA de 16%. Depuis l’entrée en vigueur du traité de libre commerce entre l’Union Européenne et la Colombie le 1er Août 2013, une grande majorité des produits sont exempts de taxes.
Accès facilité au marché colombien pour les produits agro-alimentaires belges
Dans le cadre de la mise en œuvre des équivalences réglementaires en matière de commerce de produits agro-alimentaires aux termes du Traité de libre-échange conclu entre l’Union européenne et la Colombie, les produits belges d’origine animale (entre autres : produits laitiers, viande de bœuf et de porc, charcuterie, poissons et crustacés) pourront bientôt s’exporter vers ce grand marché sud-américain. Un résultat très positif de longues négociations menées entre l’AFSCA et les autorités colombiennes.
Note sur les nouvelles procédures concernant l’exportation de produits d’origine animale depuis la Belgique vers la Colombie réalisée par le bureau économique de l’AWEX à Bogota disponible sur simple demande : bogota@awex-wallonia.com.
Exemption des droits de douanes sur équipement agricole d’occasion en provenance de l’UE
Grâce à l’exemption des droits de douane, les producteurs agricoles pourront importer des machines de seconde main (de 1 à 7 ans). Cette mesure du gouvernement national était largement attendue et modernisera les activités sur le terrain, en profitant aux petits et moyens producteurs. Cette nouvelle mesure sera appliquée durant deux ans et permettra aux métiers de l’agriculture d’accéder à des machines plus compétitives et à un meilleur prix. En effet, le dernier recensement agricole, indique que 84% des producteurs n’ont pas de machine pour le développement de leurs activités agricoles.
Parmi les produits qui bénéficient de cette exemption des droits de douane, on compte, entre autres, les charrues, herses, dragues, semoirs, des planteurs et transplanteurs, racloirs ainsi que les machines pour l’industrie du lait, du café et l’aviculture.
- Conseils aux entreprises
Tenir compte des conditions de sécurité du voyageur d’affaires en Colombie
El convient de se limiter aux grandes villes où se concentrent les activités commerciales et industrielles de la Colombie et d’effectuer ses déplacements en avion. Dans les villes, le recours aux taxis fournis par son hôtel est une bonne solution. Il convient d’éviter les comportements ostentatoires comme dans beaucoup de pays émergents.
Comment traiter avec ses partenaires commerciaux colombiens ?
Même si nombreux sont ceux qui parlent anglais dans le milieu des affaires, votre interlocuteur colombien appréciera toujours vos efforts à lui parler en espagnol. Prévoyez de traduire vos documentations publicitaires ou techniques en espagnol. Sachez accepter les invitations à déjeuner ou à dîner car même si les Colombiens sont réputés comme étant des gens très travailleurs, ils ont aussi un sens de la fête très développé.
La liberté des moyens de paiement n’exclut pas la prudence .
La monnaie privilégiée dans les transactions commerciales en Colombie reste le dollar américain même si l’usage d’autres devises convertibles n’est plus rare (Euro). La préférence pour l’un ou l’autre moyen de paiement est librement déterminée par le fournisseur étranger et l’importateur colombien et dépendra du degré de confiance qu’ils entretiennent. Pour une première négociation on conseillera toujours un prépaiement ou à défaut un crédit documentaire.
Apprendre à aller prospecter sur place
Nos concurrents nord-américains et européens n’hésitent pas à se déplacer et ont donc une grande longueur d’avance sur nous. En conclusion, le contact humain reste très important et ouvre des portes que même l’Internet ne remplace pas.
Informations culturelles
Les Colombiens accordent une grande valeur à la famille et au contact. Les traditions sont très présentes en Colombie, mais la culture américaine s’y est largement diffusée depuis une vingtaine d’années. Les femmes sont cependant encore parfois déconsidérées, ainsi que les personnes d’origine africaine.
Premier contact et conversation
Lorsque vous rencontrez un Colombien pour la première fois, vous pouvez discuter avec lui de votre famille, de vos origines ou de vos voyages. Évitez d’entamer un débat sur les drogues (et autres stéréotypes sur la Colombie), la politique ou la religion.
Les habitants des hautes terres ont tendance à être plutôt formels et réservés, au contraire de ceux des basses terres, plus extravertis et chaleureux.
Dans les milieux d’affaires, la première tendance l’emporte. Serrez la main de votre interlocuteur en baissant brièvement et légèrement la tête. Vouvoyez vos supérieurs et vos collègues (au départ) et utilisez leur nom précédé du titre qui convient.
En Amérique du Sud, WhatsApp est un outil de communication très largement utilisé. Il n’est pas rare que les échanges professionnels se fassent plus facilement via WhatsApp que par courriel. Si ce mode de communication peut sembler informel, il constitue en réalité un canal incontournable dans le monde des affaires, y compris pour des contacts de haut niveau. Cela n’empêche évidemment pas, à l’issue d’un échange fructueux sur WhatsApp, de formaliser et de confirmer par écrit les éléments convenus par e-mail.
Établir et gérer les relations d’affaires :
- N’hésitez pas à accepter toute invitation à un événement non professionnel, il est important, en Colombie, d’entretenir vos relations. Le contact humain est central pour développer un bon contact professionnel, toujours basé sur la confiance.
- Même s’il est possible que les discussions se fassent en anglais, l’usage de l’espagnol est toujours apprécié.
- Adoptez une attitude détendue et un ton de voix modéré, mais ne soyez pas étonné que votre interlocuteur soit très proche de vous et parle fort et avec volubilité (en particulier si la personne est issue des hautes terres).
- Le contact visuel est souhaité ; c’est une marque de franchise.
- Il est mal vu, dans le milieu professionnel, de manifester son impatience ou sa colère.
- Les entreprises colombiennes ont une structure verticale : respectez la hiérarchie. Les idées, les initiatives et les décisions émanent généralement du sommet, mais il est bien vu de poser des questions ou de demander un avis à un supérieur.
- Lorsqu’un rendez-vous est pris, ne manquez pas de le confirmer la veille.
Code vestimentaire et social, ponctualité et formalité
- Dans les milieux d’affaires, il est habituel de porter un costume ou un tailleur.
- Les Colombiens sont des gens ponctuels en contexte professionnel (un retard de 5 minutes est acceptable mais mal vu) et ils respectent les délais.
Repas d’affaires
Le repas de midi se prend généralement entre 12h30 et 14h30. Dans les grandes villes, il y a beaucoup de restaurants pour organiser des repas d’affaires. Il est recommandé de réserver.
Pourboires :
En Colombie, le pourboire est volontaire : il correspond à 10 % de la valeur du service que le même restaurant facture habituellement directement, avec l’autorisation préalable du client.