Cuba – Secteurs porteurs
Source: EIU report
Depuis les essais initiaux de 3G en 2018, ETECSA a considérablement élargi l’accès à Internet mobile à Cuba. En 2025, la majorité des utilisateurs disposent de la 4G, tandis que quelques zones pilotes testent la 5G. Malgré ces progrès, la qualité du service reste inégale et la connectivité demeure limitée dans les zones rurales.
Les points WiFi publics, autrefois essentiels, ont perdu de leur importance au profit des données mobiles, même si les coûts élevés des forfaits continuent de freiner l’accès pour une grande partie de la population. L’Internet fixe s’est aussi développé : plus de 200 000 foyers seraient désormais connectés, bien que l’expansion reste lente.
- Cash via le Banco Financiero Internacional
- Virement bancaire
- Cartes de crédit
- Crédit via la Banque international de commerce (Banco Internacional de Comercio, BISCA), la Banque extérieure de Cuba (Banco Exterior de Cuba, BEC) et la Banque nationale de Cuba (Banco Nacional de Cuba, BNC).
Entités importatrices
La réglementation locale impose aux entreprises cubaines d’obtenir, préalablement à toute signature de contrat, une documentation de base sur leur partenaire commercial, comportant:
- l’acte de constitution de la compagnie
- le Pouvoir du représentant (et accord de désignation des principaux directeurs, s’ils ne sont pas mentionnés dans l’acte de Constitution
- le registre commercial (Chambre de Commerce) récent (max. 3 mois)
- une lettre de garantie de la banque attestant de la santé financière de l’entreprise.
Les documents originaux belges doivent être légalisés auprès du service de légalisation du Ministère des Affaires Etrangères en Belgique puis traduits en espagnol (traducteur assermenté) et légalisés auprès du Consulat cubain à Bruxelles.
Par ailleurs, des comités de produits, sous la tutelle du MINCEX, notamment pour le bois, les viandes et les métaux, rassemblent périodiquement les acheteurs de toutes les entreprises importatrices. Si un contrat n’est manifestement pas dans la fourchette des conditions prix/financement obtenues par l’ensemble, il doit être renégocié.
Normes sanitaires
Seules les entités cubaines autorisées à l’activité d’importation peuvent déposer une demande d’enregistrement sanitaire pour les produits importés.
Les normes sanitaires en vigueur permettent des contrôles rigoureux, mais plutôt destinés à prévenir l’île d’une contamination extérieure (accidentelle ou criminelle) ou à vérifier la qualité des produits, qu’à constituer une entrave à l’importation.
La Direction d’enregistrement, du contrôle et de la qualité sanitaire de l’Institut de la nutrition et l’hygiène des aliments (INHA) sous la tutelle du Ministère de la Santé Publique (MINSAP) approuve les autorisations pour l’enregistrement sanitaire des produits alimentaires, matières premières, aditifs, équipements et tout produit en contact avec des aliments, ainsi que pour d’autres produits importés ou produits localement, qui seront destinés à la commercialisation et à la vente.
Cet enregistrement est postérieur dans la procédure, à l’obtention des permis sanitaires plus spécifiques selon la nature du produit, auprès de: l’Institut de Médicine Vétérinaire : IMV, du Centre National d’Hygiène Végétale: CNSV, du Centre de contrôle étatique de la qualité des médicaments (CECMED) et du Ministère de la science, la technologie et l’environnement CITMA.
Les principaux documents exigés lors d’une importation sur le territoire cubain sont
- une facture commerciale (en Euros ou USD), déclarant les composants de la valeur (valeur de la marchandise selon l’INCOTERM utilisé, le fret et le coût de l’assurance) ;
- un certificat d’origine pour bénéficier de la clause de la nation la plus favorisée, ou des tarifs préférentiels selon les accords en vigueur ;
- une Lettre de transport (LTA, connaissement maritime) ;
- d’autres certificats selon la nature du produit ;
- la police d’assurance déclarant comme bénéficiaire l’entité importatrice, dans les cas des termes concernés des INCOTERMS.
Paiement pour des pays sous embargo
Certaines banques fournissent des solutions de payement en euros pour les pays sous embargo. Elles n’ont pas de compte USD et ne sont donc pas soumise aux embargos imposés par les USA. Elles peuvent donc ouvrir un compte à une société belge et recevoir des fonds de ces pays sous embargo.
Bien entendu, toutes les « procédures compliance » habituelles sont suivies avec analyse de la transaction et des contreparties. Pour toute information complémentaire, contactez la personne de contact à l’AWEX pour le marché cubain.
- Conseils aux entreprises
Premier contact et conversation
- Évitez de parler de la situation sociale et politique du pays (les choses évoluent, les critiques peuvent être considérées comme positives, mais soyez attentif à toujours faire preuve de respect). Par contre, les Cubains adorent discuter de leur famille, des problèmes de santé en général, et raconter des blagues légères (ils n’apprécient cependant pas le sarcasme).
- L’habitude est de serrer la main à une personne que vous rencontrez la première fois, de faire la bise aux personnes connues.
- Vouvoyez votre interlocuteur jusqu’à ce qu’il commence à vous tutoyer. L’usage de titre n’est pas répandu, sauf envers des personnes d’un rang social élevé (on utilisera alors Señor(a)).
- Une certaine distance est préconisée lors d’une première rencontre en milieu professionnel, elle se réduira ensuite. Dans la vie quotidienne, en revanche, la proximité physique est courante.
Code vestimentaire et social, ponctualité et formalité
- Les Cubains portent généralement des tenues soignées, mais plus décontractées que celles dont vous pouvez avoir l’habitude.
- La ponctualité n’est pas sacro-sainte, mais reste une marque de respect.