Grèce – Secteurs porteurs
/--/uploads/sites/2/2026/01/grece-h.jpg)
Après une croissance du PIB réel de 2,3 % en 2024 et de 2,2 % au premier trimestre 2025, l’économie grecque devrait maintenir une forte dynamique de croissance en 2025. Compte tenu de l’environnement économique international incertain, et de la menace de nouveaux droits de douane américains sur l’UE en particulier, le PIB réel grec devrait se situer aux alentours de ces 2,2 %.
Ce chiffre est bien supérieur à la moyenne prévue pour la zone euro et permettra une croissance de rattrapage, à partir de la base basse dans laquelle l’économie a sombré pendant la crise de la dette des années 2010.
À mesure que la crise de l’énergie et de l’inflation de 2022-24 se résorbera, la croissance devrait être tirée par une consommation des ménages et des investissements plus importants, ces derniers étant soutenus par de généreux fonds de l’UE. La modernisation de l’économie sera en effet soutenue par des apports sans précédent de fonds européens, dont la Grèce est l’un des principaux bénéficiaires.
Au niveau sectoriel, le tourisme et le transport maritime resteront les principaux vecteurs de croissance. Ils devraient ainsi, comme de tradition, constituer de solides moteurs de croissance à moyen terme. Le tourisme a fait preuve de résilience et d’adaptabilité face à de nombreux défis, et devrait rester compétitif par rapport à ses homologues régionaux.
La Grèce devrait, après une croissance de 1% en 2024, bénéficier d’une croissance annuelle moyenne des exportations de biens et services plus conséquente en 2025-29, atteignant 3,3 %.
Le principal risque qui devrait peser sur ces prévisions est celui d’un ralentissement significatif de la croissance chez les partenaires commerciaux de la Grèce au sein de l’UE, en raison de l’imposition de droits de douane par les États-Unis.
Une escalade du conflit au Moyen-Orient, après le début de la guerre entre Israël et l’Iran en juin 2025, pourrait aussi présenter un risque pour la croissance.
Source consultée :