Secteurs porteurs
Agriculture et agroalimentaire
La production alimentaire au Rwanda doit augmenter en raison de la forte croissance démographique. Cependant, les investissements agricoles restent insuffisants, ce qui entraîne une hausse des importations et une dépendance accrue aux devises. Le pays souffre d’un manque de terres cultivables, en raison de sa forte densité de population et de son relief montagneux, ce qui rend l’agriculture intensive difficile. L’érosion est également un problème, lié à la déforestation, ce qui nécessite des efforts de reforestation et de cultures en terrasses.
En raison des limites du secteur agricole, le Rwanda restera dépendant des importations alimentaires, notamment en provenance des pays voisins. Le blé et l’huile alimentaire sont presque entièrement importés. En parallèle, l’exportation de produits agricoles, notamment de fruits et légumes, se développe, principalement vers l’Afrique de l’Est et l’Union européenne. Le pays exporte aussi du café, du thé et du tabac. Depuis 2021, la culture du cannabis médical est légale, ouvrant de nouvelles perspectives pour le secteur.
Des fournisseurs européens d’intrants et de machines agricoles sont actifs. Actuellement, les prix élevés à l’importation compliquent l’activité, en raison de la dépréciation du franc rwandais et des coûts de transport élevés. Le marché est également difficile car les petits exploitants, qui dominent le secteur agricole, disposent de peu de capitaux ; de ce fait, les produits bon marché, tant en matière de matériel agricole que d’autres biens, dominent le marché.
Infrastructures
Le secteur de la construction au Rwanda est dynamique, même si le gouvernement a temporairement réduit ses investissements dans les infrastructures pour des raisons d’économie. À moyen terme, les projets dans les transports (routes, aéroports), l’énergie, l’eau et le logement social devraient toutefois reprendre.
Les entreprises européennes peuvent participer à ces projets de différentes manières : les bureaux d’ingénierie peuvent réaliser des études et assurer le contrôle de chantier, et les cabinets d’architecture peuvent intervenir pour des bâtiments de haute qualité. Il existe également des opportunités de fourniture de machines, d’outils, de matériaux de construction, de produits chimiques, ainsi que d’équipements comme robinetterie, façades, fenêtres, aménagements intérieurs et équipements électroniques.
Secteur de l’eau
Le gouvernement rwandais accorde une grande priorité à l’approvisionnement en eau. Les entreprises européennes peuvent surtout participer en fournissant des équipements techniques tels que des tuyaux, des pompes et des systèmes de filtration. S’y ajoutent des prestations de conseil, comme la réalisation d’études, de plans de construction ou le contrôle de chantier.
Technologies numériques
Le Rwanda se positionne comme un leader régional de l’innovation dans les TIC, avec le KIC (Kigali Innovation City) qui sert de centre pour les startups technologiques et l’innovation. Le secteur des TIC offre plusieurs pistes de croissance, notamment le commerce en ligne et les services numériques, les technologies mobiles, le développement d’applications et l’automatisation, ainsi que les solutions logicielles, matérielles et autres technologies de l’information et de la communication pour soutenir le développement des secteurs des TIC et des technologies spatiales.
Secteur énergétique
Alors que les projets de producteurs indépendants d’électricité au Rwanda devraient générer plus d’énergie que la demande prévue au cours de la prochaine décennie, il existe des opportunités pour les entreprises européennes d’investir dans des projets hors réseau ainsi que dans la transmission et la distribution.